Jacques DALLEST, procureur général honoraire. Auteur de Mémoire criminelle - les confidences d’un magistrat (Mareuil éditions)
Que faire après les violences, les saccages et les pillages ? Une réponse législative va passer par le projet de loi « casseurs-payeurs » qui entame aujourd’hui son parcours parlementaire au Sénat, en commission. Avec ce texte, le gouvernement veut créer une responsabilité collective pour toute personne appartenant à un groupe ayant commis des actes de vandalisme, sans besoin de prouver qu'elle-même en est l'auteur. Cette initiative se heurte au principe d’individualisation des peines. Parallèlement, une commission d’enquête, présidée par le député macroniste Vincent Caure, cherchera à comprendre comment « les pouvoirs publics se préparent en amont de tels événements » et « de quels renseignements (…) ils disposent », alors que l'exécutif a reconnu des défaillances dans l’anticipation des violences urbaines.
Jacques Dallest, quant à lui, éclaire de son expérience ce que pourrait être la réponse judiciaire, en particulier sur l’excuse de minorité. Procureur général honoraire, il a passé quarante ans dans les tribunaux, au contact des crimes les plus graves, des victimes, des accusés, mais aussi des doutes et des failles de la justice. Il a été juge d’instruction, procureur de la République puis procureur général. Il a notamment participé à la création du pôle Cold Case de Nanterre. Son abécédaire du crime explore plus de 130 affaires, célèbres ou oubliées.
Podden och tillhörande omslagsbild på den här sidan tillhör
Louis Daufresne. Innehållet i podden är skapat av Louis Daufresne och inte av,
eller tillsammans med, Poddtoppen.