Dans de nombreuses entreprises, l’intelligence artificielle n’est plus seulement encouragée : elle devient presque obligatoire. Les directions poussent leurs salariés à intégrer ces outils dans leur travail quotidien, parfois même à consommer la totalité des ressources mises à leur disposition. Chez Apple, par exemple, les employés qui n’utiliseraient pas tous les tokens disponibles sur Claude feraient l’objet d’une certaine pression.
Un token, rappelons-le, correspond à une petite unité de texte traitée par une intelligence artificielle : un mot peut représenter un ou plusieurs tokens selon sa longueur. Plus un salarié sollicite le modèle, plus il en consomme, et plus la facture augmente. Or, l’excès inverse peut devenir tout aussi problématique. Claude, développé par Anthropic, connaît actuellement un succès important, notamment auprès des développeurs et des jeunes entreprises technologiques. Mais son modèle économique peut vite se révéler coûteux. Il n’existe pas de formule véritablement illimitée pour les usages professionnels les plus intensifs : la tarification dépend largement du volume de tokens consommés.
Selon une information rapportée par Axios et provenant d’un consultant spécialisé dans l’intelligence artificielle, l’une des entreprises qu’il accompagne aurait reçu une facture approchant les 500 millions de dollars pour un seul mois. La raison avancée est simple : aucune limite d’utilisation n’avait été imposée aux salariés. Un montant aussi spectaculaire suppose évidemment une entreprise gigantesque, avec des effectifs nombreux et un usage massif de Claude. L’identité de cette société n’a pas été révélée. Sur Internet, certains ont toutefois spéculé sur Microsoft, sans qu’aucune preuve ne permette de confirmer cette hypothèse.
Cette possibilité a notamment été évoquée parce que Microsoft a récemment supprimé la majorité de ses licences Claude Code. D’après The Verge, la décision aurait été motivée par les coûts. Le groupe chercherait désormais à orienter davantage ses équipes vers ses propres solutions, notamment GitHub Copilot. L’affaire illustre un nouveau défi pour les entreprises. Déployer l’IA ne consiste pas seulement à acheter des licences et à demander aux salariés de s’en servir. Il faut aussi encadrer les usages, surveiller la consommation et vérifier que les gains de productivité compensent réellement la facture.
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