Il y a des visages gravés dans la mémoire collective. Des portraits placardés sur les panneaux publicitaires, à l’entrée des mairies, des commissariats de police, et que l’on ne retire jamais. Des sourires, immortalisés une dernière fois avant de disparaître. Le 9 janvier 2003, Estelle Mouzin rejoint cette sinistre galerie pour ne plus la quitter. Un jeudi glacial à Guermantes en Seine-et-Marne, une météo n'incitant personne à sortir, encore moins à faire preuve de vigilance. C’est seule et dans l’obscurité que la petite Estelle, 9 ans, a disparu en revenant de l'école. Son corps n’a jamais été retrouvé. En quête du coupable, la justice a fini par désigner Michel Fourniret, quand l’Ogre des Ardennes ne s'est pas désigné lui-même. Le doigt pointé sur une photo et par une phrase glaçante : « Je reconnais là un être qui n’est plus présent par ma faute. »
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