À l’occasion de la sortie de son livre « La première phrase du premier livre », Philippe Besson se livre sur sa jeunesse, son homosexualité, ses blessures et ses engagements politiques.
L’écrivain revient notamment sur le harcèlement homophobe subi au collège. Pendant un an et demi, il raconte avoir été régulièrement insulté et s’être enfermé dans le silence. Une expérience qui a profondément marqué sa construction et peut-être même son rapport à l’écriture : « Je suis peut-être venu à l’écriture des livres pour cela : pour contrarier le silence. »
Philippe Besson évoque également avec émotion Matthieu, un ancien amoureux devenu ami, emporté par le sida. Il raconte ne pas avoir assisté à ses obsèques et reconnaît aujourd’hui encore : « Je m’en veux. » Matthieu lui inspirera ensuite le personnage de Vincent dans son premier roman, « En l’absence des hommes ».
L’auteur revient aussi sur ses engagements politiques et son amitié avec Emmanuel Macron. Malgré leurs nombreux désaccords, Philippe Besson assure être toujours en contact avec le président de la République et révèle lui avoir parlé quelques jours avant cette interview.
À l’approche de la présidentielle de 2027, l’écrivain se montre particulièrement sévère sur l’offre politique et avoue, pour la première fois, ne pas savoir pour qui il votera.
Enfin, Philippe Besson évoque son amitié avec Laurent Ruquier, ses passages comme « sniper » dans « On n’est pas couché » et révèle avoir déjà refusé de devenir animateur de télévision.
Une interview entre littérature, politique, amour, homosexualité, deuil et confidences.
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