Chez Michelin, le pneu rechapé repose sur une idée simple : lorsqu’un pneu de poids lourd est usé, pourquoi remplacer l’ensemble du produit si sa carcasse peut encore servir ? En renouvelant sa bande de roulement, il devient possible de prolonger sa durée de vie tout en préservant une grande partie de sa valeur.
Dans ce deuxième épisode des Vieilles marmites, Michaël Motte, consultant chez Bartle et chercheur au CRET-LOG, explore l’histoire du rechapage chez Michelin et ce qu’elle nous apprend sur l’économie circulaire, le remanufacturing et la supply chain.
Car derrière ce modèle apparemment simple se cache une équation industrielle complexe : récupérer des carcasses dispersées, anticiper leur retour et leur état, organiser la reverse logistics, garantir une qualité comparable au neuf et rester compétitif face aux pneus neufs à bas coût.
Comment planifier une production lorsque la matière première roule encore sous un camion ? Comment passer à l’échelle sans faire exploser les coûts logistiques ? Et pourquoi une solution techniquement circulaire peut-elle échouer économiquement ?
À travers le pneu rechapé, cet épisode montre qu’un modèle circulaire ne devient durable que lorsqu’il réussit aussi à être industriellement performant, simple pour le client et économiquement compétitif.
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