C.d.C.#56 1975 Le chien pouilleux et la louve : David McNeil - Annkrist - Bernard Lavilliers - Antoine Candélas
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1975 Le chien pouilleux et la louve - Contexte historique
Le chien pouilleux et la louve. Au tournant des années des années 1960 et 1970, un mouvement revivaliste a produit en Bretagne ce que l’on a qualifié de « folk song breton », de « progressive folk breton », de « folk celtique » ou encore de « Celtic pop music », en quoi l'on peut voir une déclinaison locale de la contre-culture américaine.
La pratique amateur du folk est favorisée au Centre américain du boulevard Raspail à Paris par l’organisation de Hootenannies, animés par Lionel Rocheman, de 1964 à 1972.
S’y produisent assidument quelques dizaines d’amateurs de musique folk américaine et anglaise, et également des Bretons de Paris : les guitaristes Bernard Benoît et Dan ar Braz, la chanteuse Maripol, le harpiste Alan Stivell dès janvier 1966.
Au début de l’année 1972, Pete Seeger adresse une lettre ouverte, intitulée « Ne vous laissez pas coca-coloniser », aux « jeunes gens qui, au-dehors des États-Unis, sont fortement attirés par la musique folk et pop de ce pays ». Mettant en évidence trois sortes de musiques américaines :- une issue du peuple soumis, - une autre émanant de la classe dirigeante, attachée à endormir ce peuple - une dernière, subtil mélange des deux premières Seeger invite les jeunes à s’inspirer de la démarche des folksingers américains pour mettre en valeur leur propre musique folklorique, sans négliger celles d’autres pays.
Biographie de David McNeil - Le chien pouilleux et la louve
Enfance et formation de David McNeil
David McNeil, chantauteur et romancier étasunien, naît à New York en 1946. Son père est le peintre Marc Chagall, exilé alors au EUA depuis 1941 du fait des persécutions nazies. Sa mère est Virginia Haggard Mc Neil, gouvernante, engagée après la mort de la femme du peintre en 1944.
« Je suis né quand ma maman est tombée amoureuse de mon papa Chagall. Elle était toujours mariée avec John McNeil. À l'époque, les divorces étaient très difficiles et McNeil y était réticent. C'est la raison pour laquelle je ne m'appelle pas Chagall mais McNeil ».
En 1949, la famille retourne en France. David y passe ses premières années avec ses parents et sa demi-sœur Jean, fille de Virginia et de son mari. Mais en 1952, sa mère rompt avec Marc Chagall et part vivre en Belgique avec ses deux enfants et se remarie.De son côté Marc Chagall se remarie aussi, avec Valentina (Vava) Brodsky. David McNeil revient vivre chez son père lorsque le nouveau mari de sa mère tombe malade.Cependant Vava, que David appelle « la Gorgone » le tient éloigné de la maison, comme elle le fait pour Ida, la fille ainée de Chagall.
« J'en voulais à mon père de ne pas taper du poing sur la table en disant « Je veux voir mes enfants », et je préfère dire pusillanime parce que lâche n'est pas un mot que j'aime. Mais lui était dans sa magie et j'ai mis longtemps à lui pardonner. Longtemps. La raison pour laquelle je lui pardonne, c'est parce qu'avec son talent il a rendu heureux tellement des gens ».