Morgane m’a envoyé un message parce qu’elle vient de quitter son copain. Et son seul tort, c’était d’être un homme bien.
Enfin… c’est ce qu’elle croit. Parce que depuis des années, on nous répète qu’il faut fuir les hommes toxiques, les manipulateurs, les absents. Alors le jour où on rencontre un homme gentil, disponible, respectueux, on a l’impression qu’on n’a plus le droit de partir. Comme si le simple fait qu’il soit bien devait suffire à construire une histoire. J’avais envie de faire une ode à toutes les femmes qui sont parties sans pouvoir présenter un dossier d’accusation. À celles qui n’avaient rien à reprocher, mais qui sentaient malgré tout qu’elles s’éloignaient d’elles-mêmes. Parce qu’on nous apprend à être patientes. À attendre que les sentiments arrivent. À croire qu’abandonner quelqu’un de bien fait forcément de nous quelqu’un de mauvais. Et si partir n’était pas toujours un échec ? Et si le respect le plus profond que l’on puisse avoir pour quelqu’un, c’était justement de ne pas lui faire croire à une histoire que l’on ne ressent plus ? Peut-être que “bien” n’est pas une destination. Peut-être que c’est simplement le minimum.
Dans ce cinquième épisode de Garce In The City, on parle du nice guy syndrome, de désir, de compatibilité, et de cette question que l’on ose rarement poser : est-ce qu’un homme peut être tout ce qu’on espérait… sans être celui avec qui l’on a envie de construire une vie ?
Podden och tillhörande omslagsbild på den här sidan tillhör
Amal Tahir. Innehållet i podden är skapat av Amal Tahir och inte av,
eller tillsammans med, Poddtoppen.