Entre 1995 et 1996, un prédateur sexuel agresse 34 fillettes à Paris. Les policiers le surnomment « l'homme au carton » en raison de son mode opératoire particulier. Il aborde ses jeunes victimes dans la rue ou à proximité de leur domicile, puis leur demande de l'aider à transporter des cartons. Par la suite, il entraîne les fillettes dans une cave, un escalier ou à l'intérieur de leur immeuble pour les agresser. Durant cette période, les enquêteurs reçoivent de nombreuses plaintes. C'est alors qu'ils comprennent rapidement qu'ils recherchent un seul et même individu : l'homme au carton. Cependant, l'enquête s'avère extrêmement complexe. À cette époque, les moyens techniques modernes comme l'ADN exploitable ou la vidéosurveillance n'existent pas encore. Pendant 18 mois, la brigade des mineurs déploie des dizaines de policiers dans l'espoir d'identifier le coupable. Finalement, un détail crucial fait basculer l'affaire. Une empreinte digitale est retrouvée sur un verre d'eau utilisé par l'agresseur. Grâce à cette trace, les policiers remontent jusqu'à lui et font une découverte stupéfiante. Il était déjà incarcéré pour une autre affaire et profitait de ses permissions de sortie pour commettre ces agressions. Il a été donc condamné à 30 ans de réclusion criminelle, en 2000.

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