Vivre avec ses morts. Un jour d’automne, Asle range la remise à bateaux et part en barque sur le fjord, là où la mer est la plus profonde. « Je ne serai pas long ». Sa femme l’attend toute la nuit. L’attente d’une nuit devient celle de toute une vie, à la fenêtre. « Je sentais que l’obscurité était mon visage » dit-elle, nimbée d’un halo d’espoir. Une parole pour conjurer l'absence, trouée de silences, au bord de l’indicible, qui fait advenir une présence, en clair-obscur.
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