Blocus, Parcoursup, violences policières : Sofia Tizaoui, Gabriel Lattanzio, Rubens Strachan et Reda Belhaj s’opposent sur le mouvement lycéen qui réclame « 10 milliards sur la table ». Pour les deux premiers, la mobilisation dénonce un abandon bien réel, des profs absents aux lycées insalubres ; pour les deux autres, bloquer est illégal, empêche d’étudier, et La France insoumise a pris la main sur le mouvement.
➤ Sofia Tizaoui : ancienne présidente de l’Union syndicale lycéenne, présente « sur tous les blocus » du mouvement. Elle défend des blocus votés en assemblée générale, faute de droit de vote, et dénonce le « tri social » de Parcoursup et un racisme « systémique » dans la police.
➤ Gabriel Lattanzio : professeur d’anglais depuis plus de 15 ans, passé par Paris et la Seine-Saint-Denis. Il soutient « de tout cœur » la mobilisation, mais mise sur les grandes manifestations plutôt que sur les blocages : pour lui, « ce qu’on ne dépense pas dans la jeunesse aujourd’hui, c’est la dette de demain ».
➤ Rubens Strachan : délégué national de l’UNI, opposé aux blocages qui « entravent la liberté d’étudier ». Il juge les assemblées générales non représentatives et le mouvement « complètement instrumentalisé par La France insoumise ».
➤ Reda Belhaj : porte-parole du syndicat de police Unité en Île-de-France, policier depuis 28 ans. Il dit épouser « quasiment toutes » les revendications des lycéens, mais pas « la manière », et ne peut pas accepter d’entendre « tout le monde déteste la police ».
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