GEO : trois lettres qui agitent désormais le monde de la communication. En effet, le Generative Engine Optimization promet aux marques de devenir visibles non plus seulement sur Google, mais dans les réponses de ChatGPT, Gemini, Claude ou Mistral. Faut-il pour autant sortir immédiatement le chéquier ? Sébastien Beaujault, formateur en intelligence artificielle générative et communicant digital vous répond.


Du moteur de recherche au moteur de réponse

Le changement est pourtant bien réel. Pendant vingt-cinq ans, chercher une information signifiait essentiellement interroger Google, parcourir une liste de liens et visiter plusieurs sites. Avec les IA génératives, le réflexe évolue : nous posons une question et attendons directement une réponse synthétisée.

Pour les communicants, une nouvelle interrogation apparaît donc : comment faire en sorte qu'une entreprise, une marque ou ses contenus deviennent des sources utilisées par les LLM ? C’est tout l’enjeu du GEO.


La recette miracle n’existe pas

Problème : nous sommes encore au tout début de cette histoire. Et Sébastien se montre catégorique : personne ne dispose aujourd’hui des « cinq lois » permettant à coup sûr de faire apparaître une marque dans ChatGPT.

Les agents conversationnels personnalisent leurs réponses selon les utilisateurs, leur contexte et leurs échanges. Ajoutons que ChatGPT, Gemini, Claude, Mistral ou Copilot ne puisent pas nécessairement dans les mêmes sources. Difficile, dès lors, de promettre un classement ou une visibilité reproductible. Alors méfiance.


Avant le GEO, faisons déjà bien notre métier

Cela signifie-t-il qu’il ne faut rien faire ? Non. Mais peut-être faut-il commencer par ce que les communicants savent faire depuis longtemps : proposer un site parfaitement construit, publier des contenus utiles, nourrir un blog ou une newsletter, travailler ses relations presse et surtout devenir une autorité dans son domaine.

Bref, pas de révolution méthodologique. Le GEO prolonge pour l'instant des fondamentaux déjà connus.

Sébastien invite surtout les communicants à observer les nouveaux comportements : comment leurs publics cherchent-ils désormais l’information ? Quels outils utilisent-ils ? À quelles sources font-ils confiance ?


Et demain ?

Une autre question se dessine : qui décide des sources auxquelles les IA accordent de l’importance ? Les accords conclus entre éditeurs de presse et acteurs de l’intelligence artificielle montrent que la réponse n’est pas uniquement technique.

Derrière la visibilité des marques se profile ainsi un sujet beaucoup plus vaste : celui de l’accès à l’information, de la diversité des sources et de leur hiérarchisation.


Le GEO aura son importance. Mais en 2026, avant d’investir dans une discipline dont les règles restent mouvantes, mieux vaut peut-être regarder, tester, apprendre et continuer à produire de bons contenus.

Pour une fois, ne pas prendre le train en marche immédiatement n’est peut-être pas synonyme de retard.


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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com


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